Erotisme (Classique) 
| 120 journées de Sodome du Marquis de Sade
 Un noble, un homme d'Église, un juge de France et un bourgeois financier, quatre personnages partageant le goût de la sodomie, retiennent prisonniers un bon nombre de femmes et de valets qu'ils peuvent violer et tuer en toute impunité. Et ils le font durant quatre cents pages du plus effrayant des romans sadiens. |


 | Contes Interdits par Jean de La Fontaine
   Interdits en 1675 par le lieutenant de police Gabriel Nicolas de La Reynie, ces Nouveaux contes, plus grivois qu'autre chose, jetèrent sur la carrière de M. de La Fontaine, pourtant fort apprécié pour ses Fables, un voile d'indignité. Quelques années plus tard, on le força même à renier ces écrits en confesse, et devant l'Académie française !
Quelques siècles plus tard, il nous reste le privilège de ces textes gaillards et hardis, amusants et enlevés, plus fripons que cochons, et en filigrane, les moeurs d'un siècle où les ecclésiastiques fornicateurs ne manquaient pas... |



 | L'Enfer de la Bibliothèque Nationale Tome 1, oeuvres érotiques de Mirabeau Pour le grand public contemporain, l'Enfer de la Bibliothèque, où sont rassemblés textes et images réputés contraires aux bonnes mœurs, s'entend comme une légende, un fantasme, le territoire majeur de l'interdit qui alimente en retour toutes les curiosités. Des écrivains tels que Sade, Apollinaire, Louÿs, Bataille et quelques autres en sont les acteurs à jamais anonymes de la célébration de l'érotisme et du sexe entre le XVIe et le XXe siècle. |





 | L'Enfer de la Bibliothèque Nationale, Tome 7, Oeuvres érotiques du XVII siècle

Pour le grand public contemporain, l'Enfer de la Bibliothèque, où sont rassemblés textes et images réputés contraires aux bonnes mœurs, s'entend comme une légende, un fantasme, le territoire majeur de l'interdit qui alimente en retour toutes les curiosités. Des écrivains tels que Sade, Apollinaire, Louÿs, Bataille et quelques autres en sont les acteurs à jamais anonymes de la célébration de l'érotisme et du sexe entre le XVIe et le XXe siècle.     
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 | Gamiani ou Deux Nuits d'excès d'Alfred de Musset

     

 
  
Dans Gamiani ou Deux Nuits d’excès, Alfred de Musset relate les ébats trioliques de la comtesse Gamiani avec Fanny et Alcide. Deux nuits au cours desquelles chacun des personnages fait le récit de son initiation et de ses plus singuliers exploits d’alcôve, l’ensemble des scènes constituant une sorte d’encyclopédie des dépravations. Publié pour la première fois en 1833, Gamiani est l’ouvrage le plus réimprimé au cours du XIXème siècle (pas mois de 41 éditions !) ; l’attribution à Musset, longtemps remise en cause, ne fait plus aucun doute. Dans le bref espace où Pierre Mac Orlan déroule ses aventures, Mademoiselle de Mustelle passe de treize à quinze ans. Courte période dans laquelle pourtant elle parcourt tous les degrés - dirons-nous de la débauche ? - , non : plutôt de l’apprentissage le plus naturel de toutes les ressources de l’art d’aimer. Il faut dire que son entourage n’incite guère à l’austérité : sa gouvernante anglaise, la soubrette, le valet, la lingère, sa mère elle-même et sa petite soeur «ne pensent qu’à ça», donnant ainsi à Lucette les plus suggestifs et les plus variés des exemples. |





 | Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir de John Cleland


     

 
  
Fanny Hill est aujourd'hui considéré comme le plus grand livre érotique anglais de l'âge d'or du libertinage. Le personnage clé de Fanny Hill est en effet inspiré de Fanny Murray, prostituée de dix-sept ans qui était l'idole des aristocrates londoniens, tant son zèle au travail la consacrait de loin, chaque mois, meilleure employée de toutes les "maisons" britanniques. Sous la plume de Cleland, elle raconte ses expériences, décrivant son arrivée dans la capitale, son initiation dans un établissement fameux, puis sa spécialisation dans les orgies les plus débauchées. Ce faisant, elle délivre des conseils sur la manière de bien se conduire dans un lieu de plaisir ! L'audace du récit est telle que ce n'est qu'en 1963 que la Grande-Bretagne en autorisa vraiment la publication. |


 | Oeuvres érotiques, tome 2 de Giorgio Baffo
    

 
   Contemporain de Casanova et Goldoni, Zorzi Baffo (1694-1768) appartient à la Venise du siècle des lumières. Il affirme, dès l'introduction, écrire avant tout pour divertir son lecteur. Avec ce deuxième et dernier volume, les Œuvres érotiques de Zorzi Baffo sont enfin complètes dans la traduction intégrale d'Alcide Bonneau, publiée chez Liseux en 1884 dans une magnifique édition (reproduite ici en fac-similé), tirée seulement à 100 exemplaires, et jamais réimprimée depuis. Rappelons simplement ici, entre autres les appréciations de Casanova sur Baffo : "Sublime génie, poète dans le plus lubrique des genres, mais grand et unique".
Apollinaire : "Baffo, ce fameux vérolé, que l'on peut regarder comme le plus grand poète priapique qui ait jamais existé, et en même temps comme l'un des plus lyriques". Robert Desnos : "Maître en amour aussi bien qu'en poésie, il révolutionne semble-t-il l'un et l'autre. L'extrême aristocratie de l'image et l'égalité du lyrisme, promettent Baffo à une place élevée aussi bien dans la littérature érotique que dans l'histoire de l'esprit humain".
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 | La philosophie dans le boudoir par Marquis de Sade
  La Philosophie dans le boudoir ou les instituteurs immoraux, portant en sous-titre "Dialogues destinés à l’éducation des jeunes filles", est probablement une des oeuvres majeures de Sade.
L’histoire narre l’éducation érotique, sur une journée, d’une jeune fille, Eugénie de Mistival, que Mme de Saint-Ange et le chevalier de Mirval, son frère, vont initier à toutes les facettes de la luxure et de la gymnastique de l’esprit, aidés du sodomite Dolmancé et d’un garçon jardinier, Augustin. Composé sous la forme de sept dialogues entrecoupés de discours sur la liberté, la religion, la politique, la morale, La Philosophie dans le boudoir offre au lecteur, en un volume, la palette des possibles offerts par la lecture de Sade : la luxure outrancière et illimitée (jusqu’au crime), le discours (philosophie et politique) insurrectionnel et illuminé, pour l’avènement d’hommes naturels jouissant sans entraves. oeuvre composite (le cinquième dialogue "Français encore un effort..." dans lequel Sade justifie ses paradoxales opinions révolutionnaires était, sans doute, à l’origine, destiné à une publication indépendante), mais oeuvre complète, La Philosophie dans le boudoir est à l’adresse de ceux que la volupté et le sort de vivre en étant pleinement n’effraient pas car « ce n’est qu’en sacrifiant tout à la volupté, que le malheureux individu connu sous le nom d’homme, et jeté malgré lui sur ce triste univers, peut réussir à semer quelques roses sur les épines de la vie ». |
 | La science pratique de l'amour, Manuels révolutionnaires érotiques (Collectif)
 La Révolution met "la fouterie" à l'ordre du jour. Libérés de la censure, portés par l'énergie des temps nouveaux, les ouvrages érotiques participent à l'ivresse du partage public des savoirs, des secrets.
La langue du plaisir et celle de l'insurrection se confondent ; du coup, l'héritage du monde antique et la tradition des trente-deux postures de l'Arétin s'en trouvent renouvelés. |
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